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Jean-Louis AUBERT

Pour Pascale à l'occasion de la Saint Valentin 2008.

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#Posté le vendredi 08 mai 2009 05:11

Modifié le dimanche 10 mai 2009 08:25

Les Voix Célestes

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#Posté le samedi 18 avril 2009 08:50

LA MUSIQUE

Ce texte est spécialement dédiée à une personne qui depuis peu, est entrée dans ma vie et qui depuis m'apportes beaucoup de soutien et d'amitié
Merci ma puce.(tu te reconnaitras)

La Musique est une loi morale
Elle donne une âme à nos c½urs,
Des ailes à la pensée,
Un essor à l'imagination.
Elle est un charme à la tristesse,
A la gaité, à la vie, à toute chose.
Elle est l'essence du temps
Et s'élève à tout ce qui est de forme invisible
Mais cependant éblouissante et passionnément éternelle.

PLATON
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#Posté le vendredi 10 avril 2009 20:25

OTAN (conséquences)

Le sommet de la colère
Ce sommet de l'Otan, où «la France reprend toute sa place dans l'Alliance» selon les propos de Nicolas Sarkozy, restera surtout entaché par les débordements et les affrontements qui ont transformé certains quartiers de Strasbourg en état de guerre civile.
Et le mot n'est pas trop fort. Pas plus en tout cas que ceux du président de la République qui en félicitant la capitale de l'Europe pour son merveilleux accueil a également remercié les habitants de Strasbourg d'avoir «supporté les gênes que peut générer pour leur vie quotidienne un événement de ce genre».

Un discours de circonstance et politiquement correct qui tranche avec le dépit des habitants des quartiers Sud (une quinzaine de familles voisine de l'hôtel Ibis incendié a dû être relogée samedi soir par la Croix-Rouge), mais aussi aux antipodes de la légitime colère de Roland Ries.



42 blessés, 33 gardes à vue


Le maire de Strasbourg réclame justice. «J'espère que les casseurs seront arrêtés et jugés», dit-il. Car samedi, les militants pacifistes ont été piégés par les fauteurs de trouble qui ont forcément porté préjudice à la cause anti-Otan, l'amalgame étant ne l'oublions pas une spécialité bien française.

Ce matin, Strasbourg se réveille avec la gueule de bois. Avec surtout un sentiment de dégoût bien compréhensible et une odeur de gaz lacrymogène que seul le retour à une quotidien plus paisible parviendra à estomper.

42 blessés, 33 gardes à vue, c'est le tableau de chasse des casseurs cagoulés et vêtus de noir. Et pour beaucoup, notamment en France où les images du ravage provoqué par les «Blacks blocks» ont été relayés par les télés et les sites internet, ce sommet de l'Otan se résumera à la sécheresse de ces deux chiffres. Avec un troisième même, puisque ce matin Michèle Alliot-Marie a annoncé que les forces de l'ordre avaient procédé à 300 interpellations en marge du sommet de l'Otan.

C'est certes réducteur. Hélas, trois fois hélas. Mais ô combien révélateur.

Suivez aujourd'hui l'après-sommet sur notre site dédié à l'Otan:

à lire sur le site info Otan des DNA

Patrick Schwertz
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#Posté le dimanche 05 avril 2009 06:54

60° Sommet de l'OTAN - Strasbourg - Kehl - Baden Baden 03 & 04 Avril 2009

OTAN, JOUR J
Limousines, gyrophares et képis à tous les coins de rue : c'était hier le premier jour du sommet de l'OTAN. Sous haute surveillance et avec Obama en invité vedette - donc très applaudi. Le scénario de ce vendredi à nul autre pareil.
A partir de 7 h, alentours de Strasbourg.- Phénomène inhabituel, révélateur du caractère historique de la journée qui commence : les autoroutes sont silencieuses. Place, uniquement, aux voitures officielles !
8h15, banlieue sud de Strasbourg.- Le maire, Roland Ries, fait un crochet par le quartier du Stockfeld pour discuter avec les habitants encore sous le coup des incidents de jeudi : 330 manifestants avaient été interpellés, 105 placés en garde à vue. L'élu compatit... et salue les forces de l'ordre.
10h45, aéroport d'Entzheim.- L'avion de Nicolas Sarkozy atterrit le premier, sous la surveillance de tireurs d'élite (lire ci-contre). Et puis zou : direction le palais Rohan, au centre de Strasbourg, pour se préparer à recevoir Barack Obama. Le couple présidentiel français aura en fait tout le temps : le chef d'Etat américain est parti en retard de Londres, en raison d'un épais (et inattendu ?) brouillard.

Palais Rohan :
la rencontre
des présidents


11h50, place du Château, à Strasbourg.- Deux limousines blindées, battant pavillon américain, s'arrêtent, un peu comme dans les films, sous les marronniers en bourgeons de la place du Château. Barack Obama s'extrait lentement de la seconde, se dirige en compagnie de son épouse Michelle, très élégante dans sa robe prune, vers l'impressionnant tapis rouge : ils sont accueillis par le couple présidentiel français, sous les vivats de militants UMP massés derrière des barrières, depuis plus de deux heures pour certains (lire ci-dessous). A quelques dizaines de mètres de là ont été dressés des murs anti-émeute nettement moins conviviaux, le trafic des bus et des trams a été carrément interrompu. Ambiance oppressante dans Strasbourg où les contrôles sont renforcés et les interdictions de passage étendues.
Midi, palais Rohan.- Séquence protocole. Les deux chefs d'Etat écoutent leurs hymnes interprétés par le 152e régiment d'infanterie de Colmar - main sur le coeur pour Obama. Ensuite, entretien bilatéral dans l'ancien palais épiscopal, construit au XVIIIe siècle (lire en page 3). Les journalistes battent la semelle. Et les hommes en bleu ou en noir patrouillent.
13h40, Baden-Baden.- Entre 500 et 600 manifestants anti-OTAN défilent à l'entrée de la ville, avec une endurance méritoire : cinq heures de marche, et au final un seul disqualifié, par interpellation (lire en page 5).

Hall Rhenus :
l'aisance
d'Obama


14h15, hall Rhenus, Strasbourg.- Cravate bleue, sourire éclatant, Barack Obama fait son show devant 4 000 personnes séduites et plaide à Strasbourg, siège du Parlement européen et du Conseil de l'Europe, pour l'unité et la confiance (lire en page 4). Dans la salle, les volées d'applaudissements se succèdent.
15h45, Strasbourg.- Nicolas Sarkozy en short se lance à petites foulées, et bien encadré, dans un footing qui le mènera durant 45 mn dans les rues désertes du centre.
16 h, Baden-Baden.- Rebelote pour Barack Obama qui entame un entretien bilatéral avec, cette fois, la chancelière Angela Merkel, dans un hôtel de ville pimpant.

Neuhof :
incidents et
« clowns » dépités


16h15, Neuhof.- Incidents, à nouveau, entre forces de l'ordre et militants anti-OTAN qui tentent de se diriger vers le centre de Strasbourg. 200 personnes sont dispersées au canon à eau. A plusieurs reprises dans la journée, des heurts et accrochages sont signalés dans et autour du village anti-OTAN (lire en page 7). Un groupe autoproclamé « Armée révolutionnaire de clowns », composé de militants maquillés, avait été intercepté en début d'après-midi. Ce qui ne les a pas fait rire du tout.
20h30, Neudorf.- Le Nouveau parti anticapitaliste, avec Olivier Besancenot, tient un meeting anti-OTAN dans la salle d'un foyer protestant... au grand dam du pasteur qui s'est dit embarrassé du cadeau (page 6).
En soirée, à Baden-Baden.- Dîner de gala, en grand apparat, dans l'enceinte du Kurhaus avec les 28 chefs d'Etat et de gouvernement des pays de l'Alliance atlantique. Plat principal : médaillons de veau et tranches de diplomatie.


Didier Rose
Édition du Sam 4 avril 2009a

« Obamania »...
Plus encore que son charisme, c'est visiblement le style de Barack Obama qui séduit les Européens. Son discours ignore la langue de bois, cette triste « spécialité » politique de la vieille Europe, et va toujours, sans détours, sans formules populistes ou alambiquées, à l'essentiel. Tout paraît d'un coup si limpide et si logique. Et les milliers de jeunes qu'il a rencontrés hier à Strasbourg n'étaient pas les seuls à être tombés sous le charme.
Mais attention ! L'argumentation du président américain vise des buts précis. Sous des dehors enchanteurs, Barack Obama est un redoutable pragmatique, sachant tout exploiter, même cette « obamania » qu'il propage autour de lui. Tout ce qu'il avance mérite plusieurs analyses.
Par exemple, sur l'Afghanistan. A l'exception de la Grande-Bretagne, les alliés sont réticents à envoyer de nouvelles troupes dans ce pays déjà aux trois quarts contrôlé par les talibans. Or, en présence de Nicolas Sarkozy, Barack Obama a paru étonnamment conciliant sur la question. Le problème, a-t-il dit en substance, n'est pas tant d'envoyer des renforts que de mieux utiliser les soldats sur place. Pour enfin stabiliser le régime de Kaboul ? Non, la vraie mission est de combattre al-Qaïda. Et que les Européens ne s'attendent pas à ce que les Etats-Unis fassent seuls ce travail et qu'ils protègent l'Europe contre le terrorisme, car la prochaine cible des islamistes pourrait bien être une ville du Vieux Continent. Une forme de chantage, une hypothèse plausible ? Le président des Etats-Unis est forcément mieux informé que le commun des mortels.
Bien que cela puisse paraître étonnant de la part d'un dirigeant américain, les Européens sont instamment priés d'accroître leurs capacités militaires. En quelque sorte, de prendre leur sécurité en mains, car Obama conçoit une alliance transatlantique sous forme d'un véritable partenariat où chacun doit livrer un effort conséquent en ne se reposant pas sur le plus puissant. C'est un changement de ton dans les relations euro-américaines, peut-être dicté par des nécessités économiques, mais à prendre très au sérieux.
Qu'on ne s'y trompe pas. Avec toute la sympathie qu'il suscite, Barack Obama a été élu pour défendre les seuls intérêts de son pays. Si au G20 de Londres, il a pris des décisions si contraires aux dogmes économiques américains, c'est, a-t-il laissé entendre à Baden-Baden, parce que la hausse du chômage aux Etats-Unis démontrait le besoin d'une action à l'échelle mondiale. Et ce ne sont pas les Européens qui ont pesé sur ce choix !
Si demain les capacités financières des Etats-Unis devaient entraîner des coupes dans le budget militaire, Obama n'hésiterait pas. Même aux dépens de la sécurité de l'Europe... que les Européens ne veulent pas entièrement assumer.

Jean-Claude Kiefer
Édition du Sam 4 avril 2009
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#Posté le vendredi 03 avril 2009 22:45

Obsèques Alain BASHUNG 20/03/2009

Ce matin à Saint-Germain-des-Prés
Foule de personnalités aux obsèques de Bashung
Mis en ligne à 14h40

Un grand nombre d'artistes, dont Jane Birkin, Catherine Deneuve, Bertrand Cantat ou Alain Souchon, ont assisté aux obsèques d'Alain Bashung, ce matin à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris, lors d'une cérémonie sobre qui a mis l'accent sur sa foi et sa «quête de l'essentiel». Le chanteur, mort le 14 mars d'un cancer du poumon à 61 ans,...

Ci dessous Chloe Mons, l'épouse de l'artiste.
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#Posté le vendredi 20 mars 2009 21:16

Obsèques Alain BASHUNG 20/03/2009

Foule de personnalités aux obsèques de Bashung
Un grand nombre d'artistes, dont Jane Birkin, Catherine Deneuve, Bertrand Cantat ou Alain Souchon, ont assisté aux obsèques d'Alain Bashung, ce matin à l'église Saint-Germain-des-Prés à Paris, lors d'une cérémonie sobre qui a mis l'accent sur sa foi et sa «quête de l'essentiel».
Le chanteur, mort le 14 mars d'un cancer du poumon à 61 ans, devait être inhumé dans l'après-midi au cimetière du Père Lachaise.
Un grand écran vidéo avait été installé à l'extérieur de l'église afin que la foule des fans, massée derrière une barrière avec les photographes, puisse suivre cette cérémonie catholique de plus d'une heure, célébrée en fin de matinée par le père Benoist de Sinety.

«Les années passées avec toi m'ont fait traverser des siècles de vie. Je t'aime tant», a déclaré à la fin de la cérémonie la veuve d'Alain Bashung, Chloé Mons, sous les yeux de leur fille Poppée et d'Arthur, le fils du chanteur, né d'une précédente union.

Dans l'assistance, on apercevait les chanteurs Alain Souchon, Bertrand Cantat de Noir Désir, dans une rare apparition publique, Jean-Louis Aubert, -M- (alias Matthieu Chedid), Raphaël, Yves Simon, Françoise Hardy, Laurent Voulzy, Jane Birkin, Alain Chamfort, Mathias Malzieu de Dionysos ou encore Gaëtan Roussel de Louise Attaque, Joseph d'Anvers et Arman Méliès, qui ont tous trois participé au dernier album de Bashung, «Bleu Pétrole».

L'actrice Catherine Deneuve, les comédiens Claude Rich, Jean-Pierre Kalfon, et Patrick Bouchitey, la ministre de la Culture Christine Albanel, Pascal Nègre, le président d'Universal Music France, qui produisait les disques d'Alain Bashung sur le label Barclay, ou le patron de l'Olympia Arnaud Delbarre étaient également présents.

'La famille avait choisi de ne passer aucun morceau d'Alain Bashung durant la cérémonie. Quelques titres de rock et de folk anglo-saxons, des genres dont il était amoureux et qui ont nourri son oeuvre, ont été diffusés pendant la bénédiction du cercueil, dont «Great balls of fire» de Jerry Lee Lewis ou «Harvest Moon» de Neil Young.

De longs applaudissements et des sifflets chaleureux ont salué la sortie du cercueil de l'église en ce premier jour du printemps, marqué par un grand soleil.
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#Posté le vendredi 20 mars 2009 21:07

Vertige de l'amour.............

Alain BASHUNG nous à quitté le 14 Mars 2009 à lâge de 61 ans
C'était le «dernier des géants»
Le chanteur et compositeur Alain Bashung est mort hier à l'âge de 61 ans des suites d'un cancer du poumon. En 30 ans, il avait acquis l'adhésion d'un large public et le respect de ses pairs.

Qualifié en 2008 de « dernier des géants » par le magazine Les Inrockuptibles, Bashung occupait depuis quelques années la place enviée auparavant tenue par Serge Gainsbourg : celle d'un artiste à l'aura importante, capable de séduire le grand public comme les amateurs éclairés. Il avait d'ailleurs collaboré avec Gainsbourg en 1982 pour son album Play Blessures.
«La grande lignée des poètes
excentriques et solitaires»
« Alain appartient à la grande lignée des poètes excentriques et solitaires. Il fait des choses sublimes », avait dit de lui Arthur H le 28 février lors des dernières Victoires de la musique, résumant l'avis unanime des chanteurs français.
Ces 24e Victoires de la musique avaient été un triomphe pour Bashung. Avec trois récompenses, dont celle de l'interprète de l'année et du meilleur album pour Bleu Pétrole, il était devenu l'artiste le plus primé de l'histoire de la cérémonie avec un total de onze trophées. La soirée avait également révélé l'extrême fragilité de la santé du chanteur, qui avait dû annuler plusieurs concerts prévus ce mois-ci.
Son ultime concert a eu lieu le 14 décembre dans la salle parisienne de l'Elysée Montmartre. Attitude de rocker, micro au poing, ou de vieux bluesman, assis sur un tabouret et harmonica aux lèvres, Bashung portait un petit chapeau de feutre pour dissimuler les effets de la chimiothérapie.
Sa carrière a été marquée par des disques peu faciles d'accès, à commencer par l'audacieux L'imprudence (2002). Considéré comme l'un des plus réussis de Bashung, l'album était sorti en même temps que Le Cantique des cantiques, enregistré avec Chloé Mons, artiste âgée de 28 ans à l'époque, qu'il avait épousée le 30 juin 2001. Il a eu avec elle une fille, après un fils né d'une précédente union.
Perfecto, jean moulant et bottes de cow-boy à l'époque de Gaby, Bashung était un enfant du rock. Il avait grandi en écoutant Elvis Presley, Gene Vincent ou Buddy Holly et clôturait sa dernière tournée par une reprise de Nights in white satin des Moody Blues.
Il avait su marier l'amour du rock avec l'héritage de la chanson française. « Il appartient aux deux univers », résumait en 2002 son biographe Patrick Amine. « Il combine à sa manière les antécédents de la chanson française qui vont de Trenet à Gainsbourg. Du rock anglo-saxon, il a la désinvolture, la liberté musicale, l'humour qui allie le son et le sens. »
Il était né le 1er décembre 1947 d'un père qu'il n'a pas connu et d'une mère ouvrière (lire aussi ci-dessous). En 1962, il avait monté son premier groupe, The Dunces (les cancres), avant d'enregistrer ses premiers 45 tours en ôtant le « c » de son véritable nom, Baschung. En 1973, il avait incarné Robespierre dans une comédie musicale sur la Révolution, puis avait rencontré Dick Rivers, pour qui il avait composé.
Son premier album, Roman Photos (1977), un échec commercial, avait marqué le début d'une longue collaboration avec le parolier Boris Bergman, remplacé par Jean Fauque en 1989.
Bashung était un passionné de cinéma et avait notamment tourné sous la direction de Fernando Arrabal ou Patrice Leconte.
Ce goût pour la comédie transparaissait lors de ses concerts, où Bashung, lunettes noires sur le nez, imposait son charisme ténébreux. Il avait été fait chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur en janvier 2009.
Édition du Dim 15 mars 2009
Toujours sur la ligne bleue...
Alain Bashung et l'Alsace, c'est une longue histoire. Familiale, d'abord, une histoire d'enfance, de séparation, une blessure. Mais Alsacien de passage, de hasard seulement, comme Rachid Taha, un autre chanteur.

Durant 12 ans, l'appartement parisien de ses parents étant trop petit, Alain fut donc un Alsacien, à Wingersheim, chez sa grand-mère adoptive du côté paternel. Comme la gare de Perpignan pour Salvador Dali, ce petit village d'Alsace sera pour Bashung le "centre du monde". C'est là, à 20km de Strasbourg qu'il a découvert la musique. Qu'entre Strauss, Wagner et Kurt Weil que sa grand-mère écoutait sur la radio allemande, il s'est façonné l'oreille. « Des ambiances étranges, des dissonances, un phrasé qui était déjà du rock » expliquait-il. Précisant encore que « ces premières années ont été importantes, elles m'ont donné le goût de mélanger le sentimentalisme et le bizarre ».
Et Bashung d'évoquer aussi son Alsace, avec sa grand-mère hurlant dans la salle à manger : « Ils ont inventé le rock'n'roll ! ». C'est désormais de l'autre côté du Rhin, dans les bacs des disquaires de Düsseldorf ou Cologne que Bashung poursuit son éducation musicale, entre vinyles en import américain et la chorale de l'église. De cette « jeunesse qui ressemblait à la télévision... aseptisée, lisse, avec des tabous à ne pas transgresser », l'artiste a gardé le goût de la "fantaisie". Un concept qu'il a poussé jusqu'au titre de l'étonnant et dernier album collé aux mots de Jean Fauque, Fantaisie militaire (1997).
Un album avec le Mulhousien
Pascal Jacquemin
Durant une vingtaine d'années, l'Alsace se détache de Bashung. Il est Parisien, à nouveau, et il veut faire le rocker... Solitude attitude... Nuits blanches sans lunettes noires... Et puis, enfin, les Vertiges de l'amour. Alors, Bashung, doucement, fait son nid. Et en 1982, il retrouve l'Alsace avec Figure imposée, un album, injustement incompris à l'époque, écrit avec le Mulhousien Pascal Jacquemin. Jacquemin qui, au début des années 80, évolue dans l'émoustillant combo mulhousien, Top Model. Dans ce gang pop-rock, trois autres garçons dans le vent : Laurent Stahl (qui, avec Fred Poulet, autre rocker alsacien de Paris, faisait vibrer le gang punk du Bollwerk Russian Roulette - titre en anglais du 2e album de Bashung...), Olivier Dieterlen et son frère Arnaud, futur bassiste d'Alain B. au milieu des années 90.
Alain Bashung et l'Alsace, une longue histoire, qui, toujours, le rattrape, le tire par la manche. Alors, entre les concerts de ses tournées qui ont marqué à jamais la mémoire de ceux qui les ont vécus, Bashung, toujours sur la ligne bleue des Vosges... avait, aussi, depuis quelque temps, entamé une histoire d'amitié avec l'Alsace, une histoire de bande, de copains... Une histoire fantaisiste, bras d'honneur à son austère et silencieuse enfance. C'était dans la Vallée, à Sainte-Marie-aux-Mines. Bashung avait rallié le festival, initié par Rodolphe Burger, y donnant, en 2005, au Temple Réformé, un set "noir" avec son épouse Chloé autour du Cantique des Cantiques. Avec Higelin et quelques autres encore, Alain avait enfin trouvé une famille, comme il en rêvait, à 10 ans, à Wingersheim.
Le 4 octobre 2008, il faisait, au Palais des Fêtes de Strasbourg, la clôture de Musica. Un set bluffant et remuant, que l'on n'osait soupçonner être le chapitre terminal de son histoire avec l'Alsace.
Daniel Carrot
Édition du Dim 15 mars 2009
Réactions

Adrien Zeller, président du conseil régional d'Alsace - « Alain Bashung, l'enfant de choeur de Wingersheim, grand prix de la musique il y a quinze jours, devenu l'un des plus grands artistes français, vient de décéder. On ne peut qu'être bouleversé par son talent exceptionnel, sa simplicité et la qualité de sa musique qui font honneur aux artistes français mais il a été le meilleur de ce que l'Alsace a pu produire et apporter. Nous sommes profondément émus. »
Nicolas Sarkozy, président de la République - «C'est un prince qui ce soir nous a quittés, un immense poète, un chanteur engagé (...). Il écrivait des élégies baroques, les habitait, puissantes, mélancoliques, violentes parfois. On pouvait être dérangé, mais on était toujours charmé».
François Fillon, Premier ministre - «Le public se souviendra de lui comme le gentleman rocker de la chanson française (...). Il a connu un immense succès populaire sans jamais se départir d'une recherche d'esthétique et d'exploration d'un univers qui lui était très personnel».
Pascal Nègre, président d'Universal Music France, qui produisait les disques d'Alain Bashung sous le label Barclay - « Alain Bashung était un des derniers géants de la chanson française. Il rejoint au firmament Brel, Barbara, Brassens et Ferré. C'était un artiste atypique et complet, un chercheur musical, un chanteur, un parolier et un comédien. Quand il préparait un album, l'essentiel pour lui était les textes. C'était un esthète absolu, avec un univers unique. Il nous avait annoncé un nouvel album. Lors de la cérémonie des Victoires (le 28 février), il était clairement heureux mais nous avons remarqué qu'il nous parlait au passé ».
Régine, chanteuse - « Je ressens une peine terrible. Il était si jeune. Alain était l'un de nos plus grands chanteurs, mais aussi un homme formidable et discret. Des Victoires de la musique, il en aurait mérité à chaque cérémonie ».
Édition du Dim 15 mars 2009

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#Posté le dimanche 15 mars 2009 18:07

GREGOIRE

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#Posté le jeudi 16 octobre 2008 19:37

Voir un ami pleurer interprété par Siobhan Wilson

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#Posté le jeudi 16 octobre 2008 19:28

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